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Les sites de publication gratuite en ligne pour les auteurs indépendants

Il existe de nombreuses plateformes communautaires d’écriture. Leur intérêt est de permettre aux auteurs indépendants de se créer un réseau. Ces sites favorisent les échanges entre auteurs et lecteurs en les mettant en contact par l’intermédiaire de commentaires, d’appréciations, de messages privés, etc. En outre, ces plateformes regorgent souvent de conseils pour l’écriture ou la mise en page.

C’est aussi un moyen appréciable pour tester ses écrits, d’appréhender comment une œuvre est reçue par les lecteurs.

Sur les huit sites de publication présentés par la suite, j’en ai testé cinq.

En voici une analyse synthétique. J’espère qu’elle vous aidera dans votre choix. Le nombre de cœurs (jusqu’à trois) reflète mon niveau de satisfaction.

Si je devais faire une recommandation, elle serait celle-ci : ne pas miser sur une seule plateforme. En tester plusieurs et en garder deux ou trois. Chacune a sa spécificité et apporte des retours différents à l’auteur, suivant que vous êtes plutôt en mode compétiteur ou plutôt social, ou suivant votre maturité.


Short édition ♡ ♡

Lancé en

2011

Nombre d’auteurs

???

Classement internet

185 148

Résumé

Short édition est un site dynamique qui privilégie les textes courts (moins de 30000 signes) ou très très courts (moins de 6000 signes) ou encore les poèmes. Il propose de nombreuses compétitions sous forme de prix littéraires.

Mon expérience

Une nouvelle en publication libre. Aucun retour.

Deux participations à des prix « très très court ». Des commentaires et des voix reçus !

Voir mon profile sur Short édition !

Les plus

  • Site très fréquenté.
  • Une diffusion originale des meilleures œuvres par les « Distributeurs d’Histoires Courtes » dans le cadre d’un contrat d’édition à compte d’éditeur.

Les moins

  • Difficile d’avoir de la visibilité sur une œuvre, à moins qu’elle soit recommandée par l’équipe Short édition ou sélectionnée pour une finale d’un prix littéraire Short édition.
  • Les droits d’éditions exclusifs sont cédés pour au moins 18 mois pour les œuvres qui concourent aux grands prix.
  • Outil de recherche très basique.

WikiPen ♡ ♡

Lancé en

juillet 2018

Nombre d’auteurs

???

Classement internet

10 163 476

Résumé

WikiPen est un jeune site qui monte et plein d’enthousiasme !

Sur la forme, avec la publication de Pens (articles), il se rapproche plus d’une plateforme de blogs que d’un site littéraire. Néanmoins la plupart des publications sont des nouvelles.

Des concours réguliers sont proposés pour dynamiser les auteurs.

Mon expérience

J’ai tenté un concours avec une nouvelle intitulée P4. Mon « Pen » a été classé en 3e position !

Les plus

  • Des mots-clés, des tags pour classer ses textes.

Les moins

  • Pas très adapté pour les grands textes.

Wattpad

Lancé en

février 2006

Nombre d’auteurs

4 millions, dont environ 100 000 en France

Classement internet

512

Résumé

Wattpad est le géant mondial de la publication en ligne. Il est plutôt fréquenté par des adolescents et son contenu est principalement orienté romance, fanfictions ou fantastique.

L’intégration francophone est loin d’être complète, ce qui peut être assez déroutant pour un auteur non anglophone.

Mon expérience

Deux nouvelles publiées. Nombre de lectures qui frôle le zéro pointé ! Grosse déception.

Voir mon profile sur Wattpad !

Les plus

  • Très populaire auprès des adolescents.

Les moins

  • Aucune visibilité sans l’appui d’un réseau social.
  • Site anglo-saxon. Difficile à utiliser si on ne connaît pas l’anglais.
  • Nécessité d’être connecté pour lire un texte.

monBestSeller.com

Lancé en

septembre 2012

Nombre d’auteurs

???

Classement internet

251 444

Résumé

monBestSeller.com est un site de publication de livres en ligne, en général des œuvres longues. Il est possible de ne proposer qu’un extrait à la lecture. Il vise les auteurs autoédités. Publier un livre est gratuit. En revanche, pour publier plusieurs livres, il est nécessaire de payer un abonnement. Ou de créer un autre compte…

Mon expérience

J’ai publié comme extrait les 5 premières nouvelles du recueil Demain ou ailleurs. Quelques commentaires recueillis.

Les plus

  • L’auteur reste maître de la mise en page de ses œuvres (PDF)

Les moins

  • Seule une œuvre peut-être publiée en ligne gratuitement.
  • Nécessité d’être connecté pour lire un texte.
  • Nécessité de payer pour rendre son texte visible.

Atramenta ♡ ♡ ♡

Lancé en

2011

Nombre d’auteurs

2250

Classement internet

255 353

Résumé

La plus libre des plateformes communautaires d’écriture. Une valeur sûre.

Mon expérience

Atramenta est la plateforme où la plupart de mes textes sont disponibles en lecture libre. J’y ai rencontré de nombreux auteurs et lecteurs sympathiques. J’y reçois régulièrement de nombreux retours.

Voir mon profile sur Atramenta !

Les plus

  • Les œuvres sont publiées en lecture libre et gratuite sous licence libre ou ouverte.
  • Des classements d’œuvres par popularité.
  • Un rangement par thème qui permet une sélection facile de ses lectures.

Les moins

  • Interface graphique un peu désuète.

Autres sites (non testés)

Fyctia

Lancé en

2015

Nombre d’auteurs

Plus de 12000

Classement internet

10 664 267

Plateforme créée par les Éditions Hugo & Cie. Pour publier en ligne, il faut participer à des concours. Le contenu est très orienté « new romance ». Les textes publiés sont soumis à un droit de priorité pour une période de deux ans à compter de la fin du concours auquel ils participent.

Scribay

Lancé en

avril 2015

Nombre d’auteurs

???

Classement internet

972 691

Apparemment, le point fort de Scribay est l’aide à l’écriture. Mais impossible d’avoir une idée du contenu sans s’inscrire. Le site ne présente aucun titre dans sa vitrine. Un compte est aussi nécessaire pour lire.

Oniris

Lancé en

janvier 2007

Nombre d’auteurs

1700

Classement internet

3 034 133

L’une des plateformes les plus anciennes, comme en témoigne son interface graphique démodée. La mise en ligne d’un texte est soumise à décision de l’équipe de publication, ce qui assure une certaine qualité de contenu. Ce site semble ne pas être très adapté à la publication de roman.

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La foire aux questions

Questions de lecteurs


Comment contacter un auteur ?

Envoyez un mail à contact@indedicace.fr en précisant l’objet de la demande de contact et le nom de l’auteur. L’administrateur d’inDédicace transmettra à l’intéressé.

Questions d’auteurs


L’utilisation du site est-elle gratuite pour les auteurs ?

Oui, l’inscription de l’auteur, l’enregistrement des livres et de la biographie sont gratuits. Aucune commission n’est retenue sur les ventes induites par inDédicace. inDédicace n’est pas un site à but lucratif. La seule façon de le soutenir est le don facultatif et volontaire.

Lors de l’enregistrement d’un livre, je ne trouve pas de catégorie correspondante, que dois-je faire ?

Si aucune catégorie ne convient, choisissez « Livre ». L’administrateur du site ajoutera la catégorie adéquate dès que possible. Vous pouvez aussi envoyez un mail à contact@indedicace.fr pour préciser la catégorie souhaitée.

Comment modifier mon adresse mail ?

Demander la modification par mail à contact@indedicace.fr.

Puis-je supprimer mon compte ?

Non, pas directement. Vous pouvez supprimer vos livres et votre biographie à partir de votre compte. Pour la suppression du compte, faire la demande à contact@indedicace.fr.

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Le livre numérique est-il plus écologique que le livre papier ?

Un des principaux arguments du livre numérique est qu’il ne consomme pas de papier, donc qu’il ne participe pas à la déforestation, et aussi qu’il n’a pas besoin de transport polluant entre sa fabrication et sa lecture. Bref, il est présenté comme l’alternative écologique au livre papier.

Pourtant, si on considère la liseuse, nécessaire pour lire le livre numérique, le tableau devient moins idyllique. Car sa conception est loin d’être neutre du point de vue de l’environnement.

Le véritable enjeu est donc le suivant : à partir de combien de livres lus, une liseuse compense-t-elle son empreinte écologique ? Quel est le fameux point de bascule ? 10, 100, 1000 ?

Il existe de nombreuses études sur le sujet mais les résultats sont très variables, voire contradictoires, suivant le commanditaire de l’étude et les messages qu’il veut faire passer. Il n’est pas aisé de se faire une idée objective et précise, d’autant que nous devrons nous contenter de fourchettes très larges.

Pour établir une base de comparaison, prenons le nombre moyen annuel de livres lus par personne en France, soit 15. Et estimons la durée de vie présumée d’une liseuse à 3 ans.

Nous tenterons par la suite de comparer l’impact écologique entre 45 livres papier et 45 livres numériques, y compris sa liseuse, et ce, sur tout le cycle de vie.

Émissions de dioxyde de carbone

Suivant les études, la production et le transport d’un livre papier coûterait entre 1 et 7,5 kg en équivalent carbone, une liseuse, entre 130 et 250 kg. Si on se fie à ces chiffres, il faudrait donc entre 17 et 250 livres pour compenser le carbone d’une liseuse. Devant un tel grand écart, on se contentera de la médiane, soit environ 130 livres. On en déduira qu’un lecteur moyen ne compensera probablement jamais le carbone de sa liseuse, sauf s’il la garde plus de 10 ans, durée hautement improbable pour un appareil électronique. Seul un grand lecteur, avec 40 livres ou plus par an, a une chance d’y parvenir.

Pour un lecteur moyen, avantage au livre papier.

Consommation d’eau

En ce qui concerne l’eau douce, la fabrication d’un livre papier en consomme 27 litres. Pour 45 livres, il faut donc en consommer plus de 1200 litres. La fabrication d’une liseuse en consommerait moins d’un demi litre !

Avantage net pour le livre numérique, dès le premier livre.

Matière première

Bien que l’édition française ne représente que 5 % de la consommation nationale de papier, les plus gros consommateur étant l’emballage et la publicité, et qu’environ 85 % de la pâte à papier provient de forêts européennes certifiées gestion durable, la fabrication de papier participe de fait à la déforestation. Le livre papier a en outre besoin de produits chimiques dont les colles, le chlore, l’encre…

Côté liseuse, sans compter le plastique et donc le pétrole nécessaire pour sa coque, les batteries et les composants high-tech ont besoin de coltan, de lithium et de terres rares qui ont un lourd impact, à cause de l’exploitation minière, sur la déforestation et l’environnement.

Une liseuse nécessiterait environ 15 kg de minerais, un livre papier moins de 300 grammes, soit 13,5 kg pour 45 livres.

Égalité. Ni l’un ni l’autre ne sont vraiment convaincants.

À l’utilisation

Un livre papier a besoin de lumière pour être lu. La lumière naturelle le jour et une lumière artificielle, qui consomme de l’énergie, la nuit.

Une liseuse, avec sa faible consommation, pourrait faire illusion, mais c’est sans compter les centrales informatiques qui permettent le stockage et le téléchargement des fichiers numériques et qui sont très gourmandes en énergie.

En outre, un livre papier est beaucoup plus adapté aux aléas de la vie qu’une liseuse. On les fait chuter sur le carrelage pour le prouver ? Ou on fait déborder notre café dessus ?

La liseuse a cependant un atout énorme. Elle peut contenir des centaines de livres numériques. Pas besoin de s’encombrer le lourds ouvrages en papiers pour partir en week-end ou en vacances.

La balance est indécise. On dira égalité.

Durée de vie

Au niveau de la durée de vie, un livre papier soigneusement manipulé peut survivre plusieurs siècles. Son papier se ternira avec le temps mais restera lisible.

Une liseuse, elle, durera au grand maximum 10 ans et plus probablement 3 en moyenne. Sans compter l’incompatibilité des formats de fichier qui freinent les échanges, ni l’évolution vers de nouveaux standards qui incitent à acheter de nouveaux appareils.

Avantage livre papier.

Fin de vie – recyclage

Deux façons de finir sa vie. La première, la plus raisonnable, est le recyclage, pour alimenter à nouveau en matière première le cycle de production. Quand un livre ne trouve plus de lecteur, n’a plus d’intérêt dans une bibliothèque, son recyclage est une nécessité. Une tonne de papier recyclé, c’est 17 arbres épargnés, sachant qu’une feuille de papier peut être recyclée jusqu’à cinq fois.

En revanche, une liseuse en panne ou obsolète se recycle-t-elle ? Son plastique et ses matières rares sont une source potentielle de matière première trop peu exploitée aujourd’hui. Les filières de récupération existent, dans les déchetteries par exemple, mais on est loin du 100 % recyclé. C’est assurément un axe de progrès majeur pour les années à venir.

Avantage au livre papier, aujourd’hui en tout cas.

Fin de vie – décharge

La seconde façon de finir sa vie, c’est de dépérir dans une décharge. La décomposition d’un livre papier émet l’équivalent de deux fois le dioxyde de carbone nécessaire à sa fabrication, sans compter les produits chimiques, les encres et autres poisons qui finissent dans les nappes phréatiques. Une liseuse, affublées de ses plastiques et ses diverses substances toxiques, n’est pas mieux armées. Elle alimente le stock de déchets ultimes.

Égalité. Dans les deux cas, quel gâchis !

Peut-on conclure ? Le livre numérique est-il plus écologique que le livre papier ? En fait, il peut l’être, sous certaines conditions seulement. Car le livre papier a encore des atouts à lui opposer. La réponse n’est donc pas tranchée, on l’a vu. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Il n’y a pas de solution miracle d’un point de vue écologique. Dommage. Toutefois, de cette comparaison, bien que partielle et pas toujours précise, on peut tirer quelques tendances quasi certaines et très utiles.

Notamment, que ce soit pour un livre papier ou une liseuse, il est vital qu’ils soient recyclés en fin de vie. Sinon leurs fragiles avantages respectifs s’écroulent avec notre précieux environnement.

Le livre numérique est écologique si…

Le livre numérique est une solution qui se justifie écologiquement pour celui qui lit beaucoup, disons, pour donner une idée, plus de 40 livres par an. Pour réduire son empreinte écologique, il doit garder sa liseuse le plus longtemps possible, essayer de la réparer en cas de panne. Il peut aussi acheter sa liseuse d’occasion et surtout ne pas succomber aux sirènes du tout dernier modèle.

Pour le lecteur occasionnel, l’investissement dans une liseuse ne se justifie guère. Une piste écologique, bien que le confort de lecture ne soit pas le même, est d’utiliser son smartphone, sa tablette, son ordinateur, bref, tout appareil avec écran que l’on possède déjà. Le multiusage de ses appareils multimédia a des vertus que l’on néglige trop souvent.

Le livre papier est écologique si…

Un livre papier qui n’est lu qu’une fois est une aberration écologique, moins que les catalogues publicitaires qui finissent à la poubelle sans avoir été feuilleté une seule fois, mais quand même.

Le livre papier a l’avantage de pouvoir vivre plusieurs vies. Une fois lu, il peut être prêté, vendu, donné. En résumé, le livre papier, pour se dire écologique, doit circuler au maximum !

Avant d’acquérir un livre neuf, ayons le réflexe de demander à nos amis s’ils peuvent nous le prêter, de vérifier s’il n’est pas disponible à la médiathèque de sa commune, ou bien de l’acheter d’occasion.

Le livre papier « partagé » est sans doute aujourd’hui la solution la plus écologique.

À ce jour, les études comparatives entre le livre papier et le livre numérique ne sont pas décisives, ni définitives, mais elles ont au moins un bénéfice. Elles poussent les acteurs des deux filières à proposer des solutions plus écologiques. Davantage de respect envers les forêts, davantage de papier recyclé, des encres végétales pour les uns ; davantage de transparence, un meilleur recyclage, moins de consommation d’énergie, par exemple en exploitant l’énergie solaire, pour les autres. Les pistes de progrès existent. Il ne tient qu’à nous de les soutenir par nos choix en toute connaissance de cause.

Sources

Livre papier vs livre numérique : lequel est le plus écolo ?

Le numérique et le papier : le bilan écologique de nos supports de lecture

Ebook contre livre papier : quel est le plus écologique ?

Le livre papier, plus écolo que le livre numérique ?

Image Pixabay (papirontul)

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Ebook ou livre papier ?

C’est une question que tout auteur indépendant se pose tôt ou tard. Sous quelle forme faut-il publier ses œuvres ? Ebook ou papier ?

D’un côté, l’ebook, sa facilité de diffusion et le potentiel qu’il représente de se faire repérer par de grands éditeurs. Qui n’a jamais entendu parler d’un tel ou d’une telle qui, après avoir vendu plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’exemplaires de son livre numérique sur Amazon, est aujourd’hui édité dans une prestigieuse maison d’édition ? (Source)

De l’autre côté, le papier, le livre objet qu’un auteur peut partager avec ses proches, ses lecteurs de proximité. Sans livre papier, pas de séance de dédicaces, pas de salon du livre, difficile d’approcher son lectorat.

Alors ? Ebook ou papier ? Un choix cornélien !

Pesons, du point de vue de l’auteur indépendant, le pour et le contre de ces deux alternatives.

Avantage de l’ebook

Facilité de diffusion par internet, directement par Amazon, ou grâce à des sites spécialisés dans la publication d’auteurs auto-édités et qui référencent les ouvrages numériques sur Amazon, FNAC, Chapitre.com et consorts.

Pas de limite géographique.

Mise en page du manuscrit simplifiée.

Prix abordable pour le lecteur et marge importante pour l’auteur.

Inconvénient de l’ebook

L’ebook ne touche qu’une faible part du lectorat potentiel. Bien qu’elle ne cesse de croître, la vente d’ebooks représente en France moins de 10 pourcent du marché du livre. (source)

Facilement piratable.

Avantage du livre papier

Le plaisir de toucher de ses doigts son ouvrage.

Permet de partager ses livres avec ses proches et de rencontrer ses lecteurs.

Permet les dédicaces, de participer à des salons.

Inconvénient du livre papier

Prix à l’unité non compétitif.

La diffusion du livre papier dans les librairies ou les salons nécessite beaucoup d’effort de la part de l’auteur.

Le stock des invendus.

Quelles conclusions en tirer ?

Une conclusion de normand, peut-être. Parce que les deux formules sont complémentaires, et qu’elles ne ciblent pas le même public.

La diffusion numérique est facile, – pourquoi s’en priver ? – mais elle reste très aléatoire. Très peu d’auteurs inconnus arrivent à percer. C’est un peu la loterie, le même ordre de probabilité que d’envoyer son manuscrit à un grand éditeur.

Le livre papier reste malgré tout la seule manière sûre de vendre, à condition d’y consacrer du temps : démarcher les libraires, passer ses samedis en séances de dédicaces, écumer les salons, les foires, les fêtes du livres. C’est fastidieux, pas forcément très rentable, mais ça marche.

Pour celui qui est pressé, le livre numérique est une aubaine, mais pas un gage de succès.

Pour celui qui a du temps et aime le contact avec son lectorat, le livre papier est une évidence.

L’idéal se trouve très certainement entre ces deux extrêmes. À chaque auteur de régler le curseur à sa convenance, suivant son temps libre et ses objectifs.

Image Pixabay (Arcaion)

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7 conseils à propos de l’édition pour les auteurs tentés par l’indépendance

La plupart des auteurs indépendants sont issus d’un long processus d’apprentissage. Ils ont vécu leur propre expérience, se sont frottés au monde de l’édition, à ses galères. Ils ont testé de multiples solutions pour publier et vendre leurs livres, pour sortir des pièges de certains contrats d’édition, pour accroître leur lectorat. Leur promulguer des conseils serait prétentieux. Ces conseils s’adressent donc d’abord aux auteurs débutants. Le meilleur moyen d’apprendre est d’expérimenter, c’est vrai, mais il y a des écueils qu’il vaut mieux savoir repérer.

Évidemment, le premier conseil – mais est-il besoin de le rappeler ? – est de fuir les éditeurs à compte d’auteur abusif, ceux qui demandent des sommes extravagantes, la cession des droits d’auteur, qui exigent une exclusivité ou des durées de contrat indécentes. Les plus puristes recommanderaient aussi de fuir les éditeurs à compte d’éditeur. Certes, il en existe qui se disent à compte d’éditeur et qui ne sont pas recommandables du tout, mais pour les grandes maisons, ça se discute, non ?

Deuxième conseil : tant qu’un auteur ne vend pas plus d’une cinquantaine de livres par an, doit-il s’engager dans des procédures administratives pesantes ? En théorie oui. En pratique, le Fisc a d’autres chats à fouetter que d’aller traquer les miettes de bénéfices incertains glanées par de modestes amateurs passionnés d’écriture. Alors, à chacun de décider, en son âme et conscience.

En revanche, et c’est le troisième conseil, dès qu’un auteur vend des quantités conséquentes de livres, ou s’il souhaite émettre des factures, notamment pour proposer aux librairies ses ouvrages en dépôt-vente, il devra posséder le fameux sésame universel : le numéro SIRET ! Pour l’obtenir, le plus sûr est de se rapprocher de son URSSAF préféré et discuter de la formule la plus adaptée à son cas.

Ensuite, vient la patience, au cœur du quatrième conseil. Ne pas bâcler son travail. Faire relire son manuscrit par plusieurs personnes. Être exigeant et intransigeant sur la qualité de ses œuvres et livres, quitte à retarder la publication.

Cinquième conseil : ne pas craindre d’être plagié ! Un, être plagié, c’est très très rare. Deux, être plagié, c’est la preuve que ce que l’on a écrit est digne d’intérêt, non ? Trois, protéger son manuscrit n’est pas si difficile ni très onéreux. Pourquoi s’en priver ? Exemple : Protéger un manuscrit avec Atramenta.

Sixième conseil : ne pas négliger la diffusion libre et gratuite d’une partie de ses œuvres. C’est un moyen formidable d’accroître son lectorat et d’obtenir des retours de lecture. Qui plus est, sans aucune paperasse administrative ! Partager ses créations avec les licences Art Libre ou Creative commons n’a jamais été aussi facile.

Enfin, s’il y a un seul conseil à retenir, c’est ce septième et dernier : « Restez libre et ne renoncez jamais ! »*

* Cette formule, honteusement « plagiée », est issue d’un site de publication en ligne malheureusement tombé en désuétude…

Image Pixabay (geralt)

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Un auteur indépendant, c’est quoi ?

Certains vous diront qu’un auteur indépendant est un auteur auto-édité, ou devrait-on dire auto-publié. Qu’il est un travailleur indépendant, libéral, freelance, bref, un artisan du livre. Beaucoup prêchent pour la paroisse du micro-entrepreneuriat (anciennement auto-entrepreneur), mais quelques-uns tentent d’autres voies, prétendues moins contraignantes, ou font appel au code magique APE 9003B, « autre création artistique ». À vrai dire, le statut juridico-social de l’auteur auto-édité n’est pas des plus limpides. Il oscille entre celui de l’artiste, créateur d’œuvres de l’esprit, et celui d’éditeur, fabriquant et commerçant. Quoi qu’il en soit, un auteur auto-édité est censé connaître et maîtriser toute la chaîne de création et diffusion d’un livre.

D’autres définissent l’auteur indépendant comme un auteur libre, qui a gardé les droits sur ses œuvres et qui n’est lié à aucun contrat d’exclusivité. Il est libre de fixer le prix de ses livres et de les vendre par ses propres moyens. En général, il fait appel à des sites internet de publication, ou des prestataires d’impression, sans compromettre sa liberté.

D’après de mauvaises langues, un auteur indépendant est un auteur qui a été refusé par les grandes maisons d’édition. Celles-ci, ne jurant que par les éditions à compte d’éditeur, dénoncent une qualité médiocre et très hétérogène des œuvres des auteurs auto-édités. Ce jugement est bien réducteur. Il suffit de lire des livres de tout horizon pour comprendre que la médiocrité et l’hétérogénéité ne sont pas l’apanage de l’auto-édition… On pourrait aussi leur rétorquer que l’auto-édition est, au contraire, un possible tremplin vers ces grandes maisons. Sans compter les nombreux exemples d’auteurs de renom qui ont fait le chemin inverse, de l’édition classique à l’auto-édition.

Pour résumer, la définition de l’auteur indépendant, indé pour les intimes, est indé… finie. Il n’y a pas de vérité absolue ni de recette miracle à ce sujet. C’est ce qui en fait sa complexité, et son charme ! Avec une telle souplesse, chaque auteur indépendant a la possibilité de se façonner une définition en fonction de ses moyens et de ses propres envies.

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Licence Art Libre

Je me souviens d’une longue discussion avec un de mes amis, artisan par conviction. Nous dissertions sur l’Art et plus particulièrement sur l’écriture, un verre de kir à la main. Une étrange coïncidence nous avait amenés à publier un livre le même jour.

Nous en sommes venus à aborder le fâcheux sujet du rapport entre l’Art et l’argent. À ce propos, je lui ai fait part de mon expérience, du refus systématique des grandes maisons d’éditions obnubilées par leur rentabilité, des éditeurs à compte d’auteurs, plus intéressés par le portefeuille des auteurs en mal de reconnaissance que par la qualité de ce qu’ils publiaient, et de l’imbroglio pour sortir de leurs contrats abusifs, puis, de la découverte de la littérature libre, des fameuses Licences Art Libre et autres Creative Commons. N’attendant aucune gloire ni fortune de mes écrits et séduit par cette philosophie d’ouverture, de partage, de liberté, je n’avais pas hésité une seconde à publier mes nouvelles sous Licence Art Libre. Un choix qui s’est avéré très bénéfique en nombre de lectures et retours constructifs.

Lui était plus radical. Il militait pour un Art exempt de tout rapport à l’argent et appelait Fric’Art la dérive financière de certaines œuvres. Il était contre le principe que l’on puisse gagner de l’argent avec ses œuvres. Pour lui, artiste n’est pas un métier, mais un état d’esprit. Un artiste est un voyageur, un défricheur, un ouvreur de nouveaux chemins. Être artiste, c’est apporter une contribution à l’humanité. Être artiste, répétait-il, c’est partir en migration vers un monde plus spirituel. Il n’était pas contre la vente d’un livre, d’un tableau, d’une statue, à partir du moment où le prix restait raisonnable, c’est-à-dire qu’il couvrait les frais de la matière première et de la fabrication. Mais en aucun cas le prix ne devait compenser le temps passé à la réalisation de l’œuvre en elle-même car, d’après lui, sa réalisation était une recherche, un épanouissement personnel. Quant aux œuvres qui se négocient en fonction de la notoriété de l’auteur, elles le rendaient furax. L’Art n’est pas réservé à une élite, encore moins dicté par de soi-disant critiques ! pestait-il. Pour toutes ces raisons, il avait fait imprimer ses livres auprès de l’imprimeur du coin et distribuait ses livres dans son atelier avec au dos la mention : « La duplication et la diffusion de ce texte à des fins humanistes sont totalement libres. Texte protégé par le bon sens. »

En fait, sans le savoir, il avait réinventé la licence Art libre.

Mon ami allait pourtant beaucoup plus loin, il prônait un Art anonyme, pour éviter les travers mercantiles actuels. Une œuvre de l’esprit n’appartient à personne, disait-il, elle doit rester anonyme. Là, nous n’étions pas d’accord. Le nom de l’auteur, ou son pseudonyme, me parait un bon repère pour faire un tri dans le nombre infini d’œuvres littéraires et leur qualité. Il permet aussi de révéler des affinités. Et puis, même s’il ne doit pas attendre un enrichissement matériel de ses écrits, un auteur peut légitimement en espérer une certaine reconnaissance. Mais peut-être suis-je trop terre-à-terre, ou simplement moins humble que mon ami pour me passer de cette reconnaissance. Peut-être n’ai-je pas atteint son niveau de sagesse…

En tout cas, pour des raisons différentes et avec un cheminement tout aussi différent, nous étions d’accord au moins sur un point. Un point essentiel : l’Art devait rester libre.